Déconstruction – Repenser l’enseignement supérieur

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Le terrible amalgame entre présentéisme et réussite académique

– Vers la fin du cours magistral et la redéfinition du rôle du professeur –

Parfois pour réformer il faudrait, à la manière de Descartes, déconstruire puis reconstruire car les bases sont erronées. Partout on voit des innovations de rupture mais l’enseignement semble être un terrain abandonné, où l’essentiel des efforts est concentré sur l’amélioration de l’existant, sans remise en cause du système dans son ensemble. Aujourd’hui par cet article, nous vous proposons de douter du modèle actuel, et de repenser le système d’enseignement supérieur.

Dans la majorité des systèmes d’enseignement supérieur, on confond acquisition de compétences et présence. La preuve, une partie de la moyenne annuelle (bien souvent le tiers) est une note de présentéisme ou de « participation ». La présence physique garantit-elle pour autant l’acquisition de compétences ?

Lisez cet article, et si vous êtes étudiants faites le lire à vos parents et à vos professeurs. Il est l’heure de bousculer les idées reçues.

L’essentiel du temps consacré à la prise du cours quand c’est son assimilation qui en requiert davantage

La finalité d’un cours est de le maitriser. Deux étapes pour cela : 1. le transfert d’informations. et 2. l’assimilation.

Le système actuel d’enseignement supérieur demande aux étudiants de « venir prendre le cours » afin de pouvoir le travailler par la suite. L’emploi du temps journalier de l’étudiant est ainsi consacré au transfert d’informations par le biais de cours magistraux.

Cependant, ce moyen est-il efficace ? Pour Mark Twain, le cours magistral n’est que la transmission d’informations depuis le carnet de notes du professeur jusqu’au cahier de l’étudiant, sans passer par le cerveau d’aucun des deux.

Les professeurs confondent assiduité et motivation. Bien souvent l’étudiant présent en cours est simplement effrayé par les conséquences de son absence : note qui dégringole car la présence est prise en compte dans la notation, risque de ne pas parvenir à obtenir le cours manqué auprès d’un camarade, perte d’information sur le contenu du partiel.

On trouvera la preuve flagrante de ce présentéisme fictif dans les regards fuyants des étudiants lorsque le professeur s’avise de poser une question : chacun baisse les yeux ou regarde l’un de ses camarades, comme un cri silencieux l’étudiant tente de dire au professeur de faire comme s’il n’était pas là, l’étudiant ne pouvant maitriser le cours puisqu’il le découvre seulement. Il est simplement là pour le prendre et pouvoir l’apprendre ensuite.

Le présentéïsme : une perte de temps

Pour se rendre en cours, l’étudiant aura fait un trajet aller/retour estimé à entre 30 minutes et 1h30 par jour.

Ainsi sur une base de 25h de cours par semaine en moyenne, l’étudiant consacre 25h + 2h30 à 7h30 de transports, soit 27h30 à 32h30 à simplement venir chercher de l’information. Il lui reste pourtant la plus grande partie du travail à effectuer : l’assimilation.

En effet, la compréhension (ou l’assimilation) nécessite une action positive, quelque chose doit se produire. Il ne suffit pas de recopier une information sur un ordinateur pour l’avoir comprise. Il faut l’avoir réfléchie. Or, une étude du MIT permet de noter que l’activité cérébrale d’un étudiant durant un cours est similaire à celle qu’il a lorsqu’il est devant la télévision. La messe est dite.

Car l’assimilation passe par :

-> la répétition (d’un même contenu) sur plusieurs jours, tout en le synthétisant pour permettre de l’appréhender globalement.

Mais surtout par :

-> la pratique, l’exercice (learning by doing).

Au cours d’une conférence à l’université de Lauzanne en octobre 2012, le professeur Eric Mazur, qui enseigne la physique à l’université d’Harvard, demande à son public composé de professeurs quelle est la meilleure méthode d’apprentissage. 96% des professeurs présents (sur un public de 183 professeurs) répondent, presque unanimement : par la pratique. La réponse qui vient en dernier est le cours magistral. Il montre notamment qu’il n’y a aucune différence culturelle, la réponse est la même que l’on interroge des professeurs d’un bout ou de l’autre du monde. Alors si tout le monde et même les professeurs eux-mêmes sont d’accord pour dire que le meilleur moyen d’apprendre est la pratique, pourquoi continue-t-on d’enseigner essentiellement par le cours magistral ?

Bienvenue dans le grand théâtre de l’éducation. Où les amphi-théâtres, qui portent bien leur nom, permettent aux professeurs et aux étudiants, de venir faire une performance de figuration ne visant qu’à remplir les salles.

Vers la fin du cours magistral

Le cours magistral trouve sa justification principale dans le fait que l’écoute d’un cours donné par un professeur participe à un premier degré d’apprentissage. Cependant, deux constats :

  • Si à court terme, la présentation auditive donne un meilleur rappel (3 secondes contre ¼ de seconde pour la présentation visuelle), ce n’est plus le cas dix secondes plus tard : le visuel et l’auditif donnent les mêmes résultats. Ainsi la mémoire auditive est plus utile pour noter un numéro de téléphone à la va vite, mais n’a aucun intérêt lorsqu’il s’agit de mémoriser un cours de 3h.
  • De plus, chez la majorité de la population, la mémoire dominante est la mémoire visuelle. D’après une étude de l’université du Québec à Montréal nous apprenons : 1% par le goût, 1.5% par le toucher, 3.5% par l’odorat, 11% par l’ouïe, 83% par la vision.

Ainsi seul un faible pourcentage des étudiants ont une mémoire auditive prédominante, et ces derniers n’auront dans tous les cas pas le temps de l’utiliser à bon escient, trop occupés à devoir retranscrire le cours pour pouvoir l’écouter véritablement.

L’impossibilité de prendre le cours intégralement

Chaque professeur a sa propre allure de parole et ne peut rationnellement s’adapter à l’allure de prise de note de chaque étudiant. On demande alors souvent à ces derniers de ne noter que l’essentiel. Seulement est-on vraiment capable de savoir ce qu’est l’essentiel d’un cours que l’on découvre pour la première fois ? La majorité des étudiants prennent donc le maximum d’informations pour ensuite pouvoir sélectionner les informations essentielles au cours d’une relecture.

Dans un cadre utopique, où le professeur parlerait à une vitesse qui permettrait à l’étudiant de prendre son cours en intégralité (ie une dictée) sur un ordinateur, il faudrait à un professeur 1h de dictée pour que l’étudiant parvienne à retranscrire un passage qu’il pourrait lire en 13 minutes.

Ainsi, si l’on prend un cours magistral de 3h, avec 15minutes de pause, soit 2h45, et si l’on fait l’hypothèse que le débit de parole du professeur est idéal pour l’étudiant, le professeur peut dicter 35 minutes de cours. L’étudiant a donc passé 3h + 1h de trajet environ, soit 4h pour faire une action qu’il aurait pu faire en 35 minutes s’il avait eu le cours par écrit en sa possession.

Plus effrayant encore, occupé à retranscrire le cours, il n’a pas eu le temps de l’assimiler : écrire ou réfléchir, il faut choisir.

Qui n’a pas déjà rêvé de pouvoir mettre son professeur en pause, pour pouvoir réfléchir à ce qu’il vient de dire, ou de lui demander de répéter les 10 dernières minutes, car l’attention lâchait? Malheureusement on ne peut actuellement pas (encore) mettre un professeur en pause, et quand bien même celui qui voudrait demander cela aurait le cran de le faire, par respect pour ses camarades qu’il croit surdoués (ceux-ci ne posant aucune question), il ne demandera rien et fera mine d’avoir compris.

Le professeur Eric Mazur, note que si les professeurs agissaient véritablement dans l’intérêt de des étudiants, ils leur transmettraient directement le cours et les laisseraient consacrer le plus clair de leur temps à l’assimilation. Mais, dès lors plus aucun étudiant ne viendrait aux cours magistraux et les professeurs se sentiraient menacés de perdre leur emploi.

L’absence de plus-value actuelle du professeur

On me citera quelques professeurs de renoms certes, qui, plus que de simples lecteurs sont de véritables conférenciers et pourraient presque organiser des one-man show. S’ils parviennent à captiver leur auditoire et permettent la naissance de l’intérêt pour la matière, ces professeurs sont si rares qu’ils ne bénéficient qu’à un très faible nombre d’étudiants, et s’ils sont là pour leur performance, ils ne sont pas nécessairement disponibles pour une aide personnalisée à l’issue.

Le commun des professeurs sont de simples conférenciers, experts d’une matière, qui se contentent de lire ou réciter des notes préparées à l’avance suivant un plan. Mais à réduire leur rôle à la lecture, les professeurs finissent par concentrer leurs efforts sur la manière dont ils vont obliger leur public à écouter (obligation de présentéïsme, appel, révélations sur le contenu du partiel durant le cours, interrogations surprises), au grand damne de leur mission première, bien vite relayée aux oubliettes : aider et accompagner l’apprentissage.

Professeurs, c’est à vous que je m’adresse, l’apprentissage nécessite votre aide. Non par la transmission de l’information, mais par la réalisation de l’étincelle qu’est la compréhension.

C’est ce que le professeur Mazur d’Harvard pointe du doigt lors de sa conférence donnée à Lausanne en 2012 « How I changed my approach :  from being a lecturer to a coach to help student learning »

Vers l’enseignement supérieur de demain. Et si on accompagnait l’étudiant?

Suite aux constats qui viennent d’être faits, cette seconde partie s’avèrera pratique, en reconstruisant un système d’enseignement supérieur élaboré en parfaite adéquation avec le but poursuivi : l’accompagnement de l’apprentissage et la maitrise de compétences par l’étudiant.

  1. Et si on donnait aux étudiants toutes les chances de pouvoir apprendre ?
  • Par la mise à disposition des supports de cours en libre accès
  • Par la mise à disposition de cours audiovisuels (présentiel et à distance (live et replay)), et écrits (numériques et versions papiers en option), ce qui permet de ne discriminer personne:
    • les étudiants qui veulent aller physiquement en cours pourront le faire, mais ils n’auront plus à prendre de notes et pourront vraiment écouter/réfléchir puis re-visionner/relire le cours une fois chez eux. Désormais mettre pause sur le prof, c’est possible !
    • Les étudiants qui ne souhaitent pas aller physiquement au cours pourront optimiser leur temps de travail : ils gagneront en temps de transport et pourront visionner le cours à l’heure qui leur convient le mieux, celle où ils sont le plus productifs, ainsi que décider de l’ordre des matières qu’ils travailleront.

2. Et si aller en cours devenait aller s’entrainer ?

L’heure est à l’inversion des schémas : dans ce nouveau système d’enseignement, le temps passé chez soi doit être consacré à la découverte du cours et le temps passé physiquement à l’université doit être celui de l’assimilation, car c’est là qu’un accompagnement est nécessaire, que les interrogations fusent et où les erreurs de compréhension se manifestent. C’est là où l’interactivité a vraiment lieu d’être, où l’étudiant n’a plus peur de parler car il sait plus ou moins de quoi il parle. Ainsi les « devoirs maison » deviennent la lecture/visionnage du cours, et le cours devient un lieu d’entrainements.

Le professeur Mazur toujours, qui adapte en permanence ses méthodes d’enseignement vous l’aurez compris, a testé de mettre en place un cours d’aide à la demande de ses étudiants qui s’étaient rendus compte de leurs lacunes en faisant un exercice. Il illustre d’ailleurs l’absurdité du système en précisant que, les emplois du temps en journée ne laissant aucune opportunité d’obtenir une salle de travail à cause des cours magistraux, il a dû réserver une salle de nuit pour aider ses étudiants à comprendre le cours qu’ils avaient passé leurs journées à retranscrire.

Il testa alors une nouvelle méthode. Il laissa les étudiants répondre individuellement aux questions (à l’aide d’une télécommande), puis leur demanda de discuter avec ceux de leurs voisins de classe qui avaient répondu différemment en essayant de les convaincre de changer de réponse. A l’issue de ce temps de discussion, chaque étudiant est invité à répondre à nouveau individuellement aux questions. Alors qu’au premier vote, seuls 53% des étudiants avaient la bonne réponse, après discussion avec leurs camarades, ils sont 76% à l’avoir. Pour les étudiants qui n’auraient toujours pas la bonne réponse, une explication est apportée par le professeur, et certains étudiants qui viendront de comprendre en raison de la phase de discussion avec leurs camarades seront les mieux placés pour expliquer le raisonnement à ceux qui n’ont toujours pas compris. Ainsi cette méthode des vases communiquant (la connaissance part du professeur et va jusqu’aux étudiants qui se la partagent entre eux) est active, à la grande différence des méthodes d’enseignement actuelles qui n’incitent qu’à la passivité de l’étudiant. Le professeur Mazur assure pour sa part qu’il est impossible de dormir durant son cours, car toutes les 5 minutes… votre voisin se met à vous parler.

3. Et s’ils étaient formés par les meilleurs professeurs ?

  • A l’image de la sélection naturelle actuelle qui se fait par les étudiants eux-mêmes (même si rattachés à un professeur en particulier, ils demandent à avoir les cours d’un autre professeur dont la rumeur veut qu’il soit meilleur), il suffirait ainsi d’un seul professeur, le meilleur, qui donnerait le cours présentiel qui serait retransmis en direct et en replay.
  • la sélection des meilleurs cours est une idée qui commence à faire son chemin, il est d’ailleurs déjà possible de suivre des cours depuis les meilleurs universités du monde sur la plateforme Coursera (HEC, Stanford, Yale, Princeton etc.). Daphné Koller, cofondatrice de Coursera, veut ériger l’éducation comme droit fondamental. Elle souligne à juste titre que la formation en ligne permet l’apprentissage tout au long de la vie, et permet l’innovation.

4. Et si les étudiants se mettaient à participer ?

  • Par la mise en place d’un live chat avec le professeur où les questions peuvent être anonymisées: celui-ci peut prendre connaissance des questions qui ont emergent pendant son cours, et leur consacrer un temps de réponse à la fin. L’anonymisation permet d’abolir la barrière que se met l’étudiant lorsqu’il s’agit de poser une question (surtout en France où l’étudiant ne pose une question que s’il est sûr de sa pertinence, la question devenant presque un moyen de montrer sa parfaite maitrise du cours alors qu’elle devait servir à solliciter de l’aide).
  • Par la mise en place d’une communauté d’entraide inter-étudiants (c’est le cas sur la plateforme Coursera, qui veut que partout dans le monde, il y ait toujours un étudiant réveillé pour en aider un autre).

5. Et si on contrôlait des connaissances, et uniquement des connaissances ?

  • En abolissant les contrôles de figuration (présentéïsme ou de participation).
  • En contrôlant régulièrement les connaissances : la majorité des étudiants ne travaillent qu’un mois avant leurs examens finaux. Or bon nombre d’entre eux réussissent ces examens haut la main. Faut-il en conclure qu’un mois de travail suffit pour ingurgiter une année de cours? Tout dépend de l’objectif fixé. Une vision cour-termiste, centrée sur la réussite d’un examen unique, n’exige qu’une mémorisation temporaire des notions. Cette mémorisation peut être rapide et condensée sur un court laps de temps. Une vision à long terme a contrario, où le but est l’acquisition de compétences de manière quasi définitive, demandera un travail régulier, avec une révision permanente des notions. Il faut ainsi penser la manière de contrôler les connaissances pour l’adapter au but recherché. Un contrôle unique et final peut être réussi sans travailler régulièrement mais permet simplement de s’assurer que l’étudiant possède les connaissances au jour de l’examen. Un contrôle fréquent, notamment sur les mêmes notions, oblige l’étudiant à un travail régulier, et une révision des notions déjà apprises permettant de les consolider. Autre avantage : si l’appétit vient en mangeant, l’intérêt en comprenant : meilleure sera la compréhension du cours, plus l’étudiant prendra de plaisir à travailler la matière.

6. Et si les étudiants devenaient les professeurs?

  • Par la facilitation des échanges entre étudiants : le plus apte à refaire le raisonnement qui mène à la compréhension, c’est parfois l’étudiant qui vient de comprendre lui-même et non pas le professeur, qui, devenu expert dans son domaine, présuppose certaines connaissances et raisonnements comme acquis chez ses étudiants.
  • Par la mise en valeur du travail en équipe. Le système actuel favorise le travail individuel. Paradoxal, car une fois arrivé dans la vie active, c’est le travail en équipe qui est cette fois valorisé. Il est ainsi nécessaire de faire travailler les étudiants ensemble le plus tôt possible, pour créer une émulation bénéfique, vaincre les timidités rampantes, et favoriser le transfert de compétences inter-étudiants.
  • Par la transformation du professeur en coach : c’est tout l’enjeux de la redéfinition du rôle du professeur selon le professeur Mazur. Il s’agit de parvenir à former les professeurs pour qu’ils ne soient plus simplement experts d’une matière mais coach en apprentissage.

Recommandations concrètes aux universités et écoles :

créer une plateforme en ligne sur laquelle seront accessibles les supports de cours (écrits et vidéos)

supprimer l’essentiel des cours magistraux. N’en laisser qu’un ou deux par matières, par les meilleurs professeurs (prendre en compte l’avis des étudiants pour les sélectionner) filmés et diffusés en direct et en replay sur la plateforme.

– créer un système de messagerie en ligne qui permet aux étudiants de poser des questions aux professeurs avant, pendant et après le cours.

– créer un chat/forum sur la plateforme pour faciliter l’entraide entre étudiants.

remplacer les cours magistraux par des séances d’exercice et des séances de correction.

organiser des contrôles réguliers des connaissances (y compris sur celles déjà contrôlées pour pousser l’étudiant à revoir tout son cours).

former les professeurs au coaching.

Bonus : vers un double-diplôme accessible à tous

Le temps consacré à une formation qui demande la présence de l’étudiant pour retranscrire son cours l’essentiel de sa semaine ne permet pas d’envisager une formation complémentaire sauf pour les étudiants ayant des facilités. Avec un gain de temps non négligeable permis par la flexibilité du nouveau système d’enseignement présenté ci-dessus, tout étudiant pourra envisager une seconde formation en parallèle.

Double Bonus : la solution aux étudiants laissés sur le carreau après le Bac.

En digitalisant les formations, on libère nécessairement un nombre de places dans les universités, ce qui permet que chaque étudiant puisse choisir et réaliser la formation de son choix, et ne reste pas sur liste d’attente ou ne doive pas finalement accepter une formation par défaut lorsque les plateformes APB ou Parcoursup ne trouvent plus de places disponibles dans les filières souhaitées (Frédérique Vidal si vous passez par là…).

L’utopie existe

Voici un exemple d’école idéale, qui existe déjà à l’heure actuelle :

Pré Barreau, l’université de demain.

Pré Barreau est une prépa qui forme l’étudiant en vue de l’examen du barreau. Elle affiche un pourcentage de réussite de plus de 80%.

Et ce n’est pas étonnant quand l’objectif de la prépa n’est pas de dispenser des cours, mais de faire en sorte que chaque étudiant obtienne l’examen.

Pour cela, tout est mis en œuvre pour permettre la réussite de l’étudiant :

– des cours magistraux non obligatoires sont dispensés (mais très peu, et portant seulement sur les notions essentielles), retransmis en directs et en replay sur leur plateforme.

– des fascicules écrits (plus exhaustifs), sont distribués à tous les étudiants et retrouvables en ligne également (permet le « Ctrl + F » pour faciliter la recherche d’une notion en particulier et gagner un temps précieux).

– aucun contrôle de présence. La seule obligation est de rendre des devoirs une fois par semaine, le reste du temps l’étudiant gère son emploi du temps comme il le souhaite.

– des séances de correction sont ensuite organisées par petits groupes (une vingtaine d’élèves). Des séances de travail sur des points en particulier sont également organisées, libre à l’étudiant d’y aller selon les lacunes qu’il a pu se détecter lors des exercices et correction qu’il a pu faire.

– la plateforme permet de contacter n’importe quel professeur pour poser une question.

– un chatbot général permet de poser des questions à tous les étudiants (ex : la question « Quelqu’un a-t-il compris ce qu’était la prescription acquisitive en droit patrimonial et pourrait me l’expliquer s’il vous plait? », a reçu une réponse dans les 45 secondes suivantes).

– un système de tracking de performance permet à chaque étudiant de retrouver ses notes par matière et par semaine ainsi que sa courbe de progression, il peut ainsi visualiser rapidement ses points faibles et décider de s’y attaquer, puis constater ses progrès.

Cette formation est l’exemple le plus brillant et innovant de réussite par l’accompagnement dans l’apprentissage que je connaisse.

Le seul bémol, la formation est bien souvent « accélérée », c’est-à-dire sur quelques mois seulement, car l’objectif n’est pas l’acquisition long terme de connaissances mais la réussite de l’examen. Cependant, si on arrive à de tels résultats sur deux mois, imaginons ce que cela pourrait donner avec un système similaire implémenté dans les universités et école sur le temps d’une année scolaire.. !!

Ainsi pour faire changer les mentalités, et faire en sorte que l’enseignement supérieur soit enfin au service de ses étudiants en leur donnant tous les moyens de réussir, il est nécessaire que des idées nouvelles soient insufflées. Partagez cet article pour commencer l’inception. Et si vous aussi, vous avez des idées, écrivez-nous immédiatement pour qu’elles bénéficient au plus grand nombre (linitiative.magazine@gmail.com).

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